Accès au parc Mont-Saint-Bruno aux Montarvillois

La dernière séance du conseil était, il faut bien le souligner, la plus courtoise et la plus constructive à laquelle j’ai assistée depuis ces 2 dernières années. Les débats étaient de qualité et la divergence d’opinion s’est exprimée en toute intelligence. Et justement c’est d’un sujet où tout le monde n’est pas d’accord que j’ai envie de vous parler aujourd’hui. L’accès à notre parc.

Mise en contexte

Depuis le début de la pandémie, le parc du Mont-Saint-Bruno est devenu (comme tant d’autres) un refuge ou un exutoire pour ceux qui veulent échapper au confinement et renouer avec la nature. Rien de plus naturel et légitime diriez-vous. C’est vrai. Sauf que cette affluence soudaine s’accompagne par son lot de désagréments pour les résidents aux abords des entrées secondaires. En effet, nombre de montarvillois, mais aussi des autres villes, en voulant éviter les longues files d’attentes à l’entrée principale, décident d’aller stationner dans ces zones autrefois moins achalandées. On est donc face à un vrai problème circonstantiel.

Situation plus complexe qu’il n’y paraît

S’il y a désaccord sur la façon de résoudre le problème c’est que la situation et les solutions envisagées posent d’autres problèmes. Sur les réseaux sociaux de Saint-Bruno plusieurs débats ont eu lieu. Les arguments de parts et d’autres sont valables et dignes d’intérêt. Certains parlent d’un stationnement réservé aux Montarvillois au bout de la rue Clairevue, sur un terrain non exploitable car contaminé. Cette solution pourrait s’avérer coûteuse et pourrait dégrader définitivement le paysage. Selon moi, peu de choses sont aussi laides qu’un grand stationnement.

D’autres, comme mon collègue Alain Dubois, vont dans le sens d’une vignette pour tous les Montarvillois. Le but étant de diminuer l’achalandage tout en gardant intact l’accès au parc pour les citoyens locaux. Cette solution semble plaire à la conseillère et candidate à la mairie, Isabelle Bérubé. Elle en a parlé lors de la séance du conseil, mais la solution en tant que telle n’a pas été débattue. Ce qui a été discuté c’est le lancement d’un projet pilote.

Projet Pilote

En quelques mots, le pilote consiste à interdire le stationnement (sauf vignette) entre 8h et 17h à moins de 350 mètres de 3 entrées secondaires (Clairevue, Rabastallière et Tailhandier). 

Durée du pilote: 6 mois.

Début du pilote: à déterminer

Cette solution a été proposée par le comité de circulation où siège le conseiller et candidat à la mairie Ludovic Grisé. Ce dernier n’était pas présent à la dernière séance pour en parler. À la place, c’est Mme Brébué qui a voulu commenter en précisant que même si elle accepte le pilote, c’est à contre-cœur qu’elle le fait. En effet, elle n’apprécie pas le fait de limiter l’accès au parc aux Montarvillois. Ce à quoi Mme Alarie répond que le parc est toujours aussi accessible via les transports actifs (vélo, marche, …).

Bref, ici on parle d’un pilote et non d’une décision finale. Dans 6 mois, on va juger de sa pertinence et de ses impacts. Pour savoir quels sont les paramètres sur lesquels le conseil va se baser dans 6 mois, j’ai écrit à nos élus pour leur poser la question.

Mme Alarie et Mme Cossette me dirigent vers le comité de circulation pour nous parler de ces paramètres.

Par la même occasion Mme Cossette précise sa position :

 “Personnellement j’ai une inquiétude concernant le gain de popularité des entrées secondaires causé par la publicité les entourant, ce qui pourrait attirer des visiteurs additionnels. Il se pourrait que la situation prenne plus de temps à se résorber si c’était le cas. Il sera donc important de trouver des solutions alternatives, comme l’ajout de supports à vélos, stationnement incitatif, transport depuis le centre-ville, projets en collaboration avec les organismes communautaires (comme des stationnements payants). Vraiment, j’invite la population à faire partie de la réflexion. Ces solutions permettront aussi de prévoir le coup, alors que la ville se prépare à d’importants développements immobiliers dans le futur, ce qui pourrait entraîner une augmentation de l’achalandage.

En parallèle, plusieurs personnes n’étaient peut-être pas conscientes de l’impact sur les riverains du parc et accepter de s’éloigner d’elles-mêmes des entrées secondaires.

Mme Dion en donnant plus de précisions :

Les indicateurs reposeront essentiellement sur des observations réalisées par les citoyens, les fonctionnaires et les élus. Un site web sera également mis en ligne où les gens seront invités à faire part de leur commentaire tout au long de la durée du projet pilote.”

À l’heure où j’écris ces lignes je ne trouve pas le site en question. Quand le site sera accessible, je publierai le lien.

Mme Bérubé, donne la même réponse que Mme Dion en ajoutant : 

Cependant, il est évident que le projet pilote sera apprécié des citoyens qui habitent les rues visées par le règlement. Ce qu’il faudra valider c’est si les interdictions contraignent les autres résidants, ceux qui n’habitent pas assez prêt pour s’y rendre à pied notamment.

Il sera difficile de revenir en arrière.

C’est pourquoi j’ai fait part de mon hésitation

J’aurais préféré qu’on réfléchisse à la possibilité d’émettre des vignettes pour les résidants. Il aurait également fallu, pour assurer la quiétude des résidants de la rue Clairevue notamment, voir si nous aurions pu délimiter les zones de stationnement (peinture au sol) et délégation de pouvoir pour donner des contraventions aux gens qui se stationnent devant les entrées charretières. Mais ces solutions sont plus longues à mettre en œuvre et les gens s’impatientaient. 

Je continue de croire que c’est une mesure qui règle un problème à court terme et qui en provoque un autre.

M. Boucher et M. Bédard n’ont pas répondu à mon courriel.

Que fait-on maintenant?

Une fois le pilote mis en place, si on juge qu’il est concluant, la solution deviendra permanente. Sinon, on fait quoi? On annule et ça redevient comme avant? Probablement que c’est ça qui risque de se passer. Car selon mes informations aucune autre idée n’est en analyse. 

Le problème est réel et peut-être temporaire. La solution quant à elle est simpliste, permanente et ne répond pas efficacement à ce problème car elle crée d’autres problèmes. Ex.: accessibilité au parc pour une certaine catégorie de la population et possible déplacement du problème vers des quartiers avoisinants.

Si on veut trouver une vraie solution, il faut s’attaquer à la cause. Exemple de cause: L’augmentation de l’achalandage vient des autres villes (constat fait par la police de Longueuil). Selon la Sépaq, une bonne partie des gens qui accèdent par les entrées secondaires ne s’acquittent pas des droits d’accès. La solution appropriée serait donc de faire participer la sépaq à la solution. Ils pourraient ajouter des points de contrôle de droits d’accès. ou bien une sorte de vignette pour les détenteurs de passes pour le parc, … Même temporairement, le Business Case serait certainement rentable.

Bref, ici je rejoins Mme Cossette qui invite les citoyens à faire partie de la réflexion. 

Partons la réflexion alors, ici et sur le futur site dont parle Mme Dion.

Sur le même sujet: À lire: Limiter l’afflux de visiteurs aux entrées du Parc national en restreignant son accès aux Montarvillois n’est pas une mesure acceptable


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