Chronique du maire: URGENCE CLIMATIQUE

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(Première d’une série de chroniques périodiques où je traiterai d’enjeux, de défis et de projets municipaux en regard d’une vision que je veux partager avec vous. Je tiens ici à remercier Le Montarvillois de m’avoir offert gracieusement cet espace dans ce média numérique).

Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Mntarville

URGENCE CLIMATIQUE

Le 27 septembre dernier avait lieu la Marche mondiale pour le climat. À Montréal, cette marche a réuni entre 300 000 et 500 000 personnes. J’y étais comme de nombreux Montarvillois pour signifier notre appui aux nécessaires changements et choix à faire face à ce qu’il nous faut maintenant qualifier d’URGENCE CLIMATIQUE. Sachant que la principale cause de la croissance des émissions de gaz à effet de serre est de nature anthropique (relatif à l’activité humaine) et que cette augmentation a un effet indubitable sur le climat, nous avons l’obligation d’agir, ne serait-ce que par simple souci de précaution. Il ne faut cependant pas céder au catastrophisme.

Nous avons le pouvoir de modifier le cours des choses si chacun fait sa part, ce chacun allant de l’individu à l’action internationale, en passant par les municipalités, comme le montre le graphique ci-dessous.

Les municipalités ont un grand rôle à jouer à cet égard et, partant, une grande responsabilité en matière de lutte aux changements climatiques. Elles ont, pour reprendre les termes de la Cour suprême du Canada, un rôle de «fiduciaire de l’environnement» (affaire Spraytech c. Hudson [2001] 2.R.C.S 241).

Depuis 2013, et sous notre gouverne, plusieurs décisions ont été prises en matière environnementale. Elles se sont traduites, entre autres, par la conservation à perpétuité d’un peu plus de 9 hectares de milieux naturels, par le resserrement des règlements relatifs à l’abattage d’arbres dans les milieux naturels protégés, par le pilotage du dossier relatif à la protection et à la mise en valeur des Montérégiennes, dont fait partie le mont Saint-Bruno, par l’interdiction des sacs de plastique à usage unique, par la collecte et la valorisation des matières organiques et par l’interdiction des pesticides contenant des néonicotinoïdes en milieu urbain.

Des plates-bandes comestibles au centre-ville

Par ailleurs, la Ville de Saint-Bruno a été la première ville au Québec à se doter d’une politique de Ville nourricière. Nous avons aussi fait adopter un plan de conservation des milieux humides et naturels et une politique de l’arbre avec, dans ce dernier cas, ajout en 2019 d’un budget annuel supplémentaire de 250 000 $. Et, depuis 2017, la Ville contribue à raison de 10 000 $ par année au Fonds des municipalités pour la biodiversité, les sommes investies par la municipalité étant réservées à des projets de notre municipalité, projets qui visent, comme son l’indique à protéger la biodiversité. Ces projets peuvent être réalisés seuls ou en lien avec d’autres municipalités. Saint-Bruno et Boucherville ont été les deux premières villes à adhérer à ce fonds qui s’accroît au rythme des contributions des villes participantes mais aussi d’apports externes à celles-ci. Depuis, plusieurs villes se sont jointes au mouvement.

Nous sommes cependant conscients que nous devons faire bien davantage. Au budget de 2019, un montant de 250 000 $ a été affecté précisément pour la lutte aux changements climatiques. Ce montant devait permettre à la Ville de se donner un plan d’action et de mettre en place des mesures visant à réduire nos GES. Le comité consultatif en environnement, composé de huit membres bénévoles de la communauté et d’une élue, y travaille assidûment sur ce plan d’action depuis quelques mois. Il est appuyé dans son travail par la division de l’environnement de la Ville. J’ai donc bon espoir que nous puissions présenter un tel plan d’action aux élus pour
adoption d’ici la fin de l’année.

Les défis qui nous attendent sont colossaux. Pour y faire face, nous devrons faire preuve d’audace et d’imagination, ce qui nous obligera à sortir des sentiers battus. Dans cette perspective, il nous faudra procéder à une analyse approfondie de tous nos outils d’aménagement du territoire et de gestion des déplacements afin de nous assurer qu’ils intègrent au premier rang de leurs préoccupations la réduction des émissions de GES et l’adaptation aux inévitables changements climatiques. Qui plus est, il est primordial que toutes les décisions du conseil municipal aillent en ce sens.

Pour ma part, et d’ici la fin de mon mandat en novembre 2021, j’en fait une priorité absolue. Il faut bien voir toutefois que la Ville, malgré toutes ses bonnes intentions, ne peut agir seule. En tant que citoyens, nous avons tous un rôle à jouer dans la «décarbonisation» de nos activités quotidiennes. Il importe pour ce faire d’adopter des habitudes de vie qui viennent réduire notre empreinte écologique. Qu’entendez-vous faire à cet égard au cours de la prochaine année ? Je sais très bien que vous allez me renvoyer la balle en me demandant ce que moi j’entends faire. J’ai déjà ma réponse mais je vous laisse le soin d’écrire les premiers…

Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville

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