Chronique du maire: Le temps presse… mais il faut prendre son temps!

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La pandémie du coronavirus COVID-19 continue de sévir et de faire son lot de victimes. En date du 30 avril (mais données de la veille), on dénombrait au Québec 1 859 personnes décédées dont la cause de la mort a été associée à ce virus. Le plus grand nombre de décès enregistrées en une seule journée a été rapportée le 16 avril dernier avec 143. Le graphique ci-dessous présente la répartition de la mortalité due à ce virus depuis le premier cas déclaré le 20 mars.

L’Île de Montréal (1 146 décès) et la Ville de Laval (291 décès) comptent pour 77% des décès enregistrés et attribués au COVID-19 depuis le début de l’épidémie. Le graphique suivant donne la répartition de cette mortalité par groupe d’âge. Près des trois-quarts ont 80 ans et plus. Si on ajoute les 70 ans et plus, on en arrive à un peu plus de 90%. 

Bien que le nombre de décès continue d’être élevé chaque jour, il semble y avoir un certain plafonnement. Les sept prochains jours seront cruciaux à cet égard. Si tout va bien, la courbe devrait prendre une tangente descendante mais rien n’est moins sûr à cet égard. Tout dépendra de la capacité de notre système de santé à contrôler la transmission du virus chez les personnes les plus vulnérables, notamment dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées. 

Le déconfinement progressif annoncé par le gouvernement du Québec viendra ajouter un autre élément de risque. Il est cependant nécessaire de passer à cette étape car il y a de plus en plus de gens qui souffrent de la situation actuelle autant sur le plan psychologique qu’économique, le premier étant souvent lié à l’autre par les temps qui courent. Il faut toutefois espérer que tout se passera bien durant cette période de retour graduel à une certaine normalité. 

En somme, il faut peut-être se hâter mais en prenant bien son temps afin d’être en mesure de réagir de manière efficace et efficiente à la moindre défaillance. Dans le contexte actuel, l’équilibre entre le trop et le pas assez est un exercice très périlleux. Pas facile de gouverner dans de telles conditions…

Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville

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