Chronique du maire: L’impensable devenu réalité

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En quelques mois, tout a basculé. Les certitudes d’hier sont devenues le principal frein dans notre réponse initiale au COVID-19. Nous n’étions pas du tout préparés à affronter une telle pandémie. Toutefois, l’humain possède cette capacité d’aller chercher le meilleur de lui-même lorsque le besoin s’en fait sentir. Ne dit-on pas que la nécessité est mère de l’invention! (1) Au cours des deux dernières semaines beaucoup de mesures ont été mises en place pour, d’une part, contrôler la propagation du virus et, d’autre part, redonner du tonus à l’économie.

Nous traversons actuellement une crise d’une ampleur insoupçonnée et qui est, en somme, unique en son genre. Bien sûr, nous nous en sortirons. Les semaines à venir seront éprouvantes mais il faut garder le cap en respectant les consignes les plus strictes en matière de confinement. Bien contrôler, l’épidémie n’en sera que plus facilement gérable par notre système de santé, ce qui contribuera à réduire le nombre de décès. 

Nous ne sommes pas tous égaux face à l’adversité et la crise actuelle est là pour le démontrer de façon encore plus manifeste, si besoin était! Elle a, bien sûr, des conséquences physiques mais elle aussi source d’angoisse et d’anxiété face, entre autres, à l’insécurité financière que vivent présentement ces centaines de milliers de personnes qui ont été mises à pied.

La mesure phare annoncée par le gouvernement fédéral le 25 mai dernier contribuera à diminuer la pression chez un bon nombre d’entre eux. Il s’agit d’une aide financière de 2 000 $ par mois pendant quatre mois pour les travailleurs victimes de la pandémie de COVID-19. Cette Prestation canadienne d’urgence (PCU) débutera en avril. 

Plusieurs autres programmes d’aide financière visant les travailleurs, les familles et les entreprises ont été instaurées depuis la mi-mars par les gouvernements du Canada et du Québec. Il n’est cependant pas facile de s’y retrouver. Il y a, par ailleurs, un certain danger à multiplier ainsi les mesures de soutien financier sans avoir une juste évaluation de la capacité de la machine administrative à suivre alors qu’elle est déjà à court d’effectifs.

La prudence est donc de mise dans l’empilement des mesures d’aide. Ce qui ne veut pas dire pour autant que le troisième palier de gouvernement, c’est-à-dire le municipal, n’a pas un rôle important à jouer face à la situation actuelle. Il continue d’assurer les services essentiels qui sont à sa charge, notamment la sécurité publique et les interventions d’urgence sur le réseau routier et le réseau sanitaire.

La décision prise par le conseil municipal le 24 mars dernier de reporter d’un mois l’échéance du versement 2 (du 6 avril au 6 mai), du versement 3 (du 8 juin au 6 juillet) et du versement 4 (du 10 août au 8 septembre) permet d’enlever un peu de pression sur nos citoyens. Il est à noter que ce report vaut aussi pour les chèques postdatés. Ils ne seront encaissés qu’aux nouvelles échéances.

Par ailleurs, une nouvelle ligne de soutien à la communauté sera mise à la disposition des Montarvillois à partir du 30 mars. Ainsi, les citoyens qui ont besoin de références et /ou de soutien alimentaire pourront téléphoner au 450 441-8399, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30. Les employés du centre communautaire répondront à leurs questions. Ce service est offert en collaboration avec le Centre d’action bénévole Les P’tits bonheurs.

D’autres initiatives de la Ville visant à faciliter la vie des citoyens et des commerces locaux devraient être annoncées prochainement. Nous allons toutefois nous assurer que ces initiatives s’inscrivent en complément des interventions des gouvernements du Canada et du Québec afin qu’elles aient une réelle portée.

Une mise en garde en terminant :

En cette période de COVID-19, des individus sans scrupules n’hésitent pas à profiter de la vulnérabilité des personnes pour essayer de les arnaquer. Nous ne pouvons que vous recommander la plus grande des prudences en ne répondant pas aux appels ni aux messages texte de numéros ou de courriels inconnus. En cas de doute, il importe de faire toutes les vérifications requises en vous référant aux sites officiels des entités concernées.

Martin Murray, maire de saint-Bruno-de-Montarville
1) Proverbe anglais tiré du Voyage de Gulliver de Swift, dont la forme originale est : « la nécessité est mère d’industrie ».

COVID-19 – Message du maire de Saint-Bruno-de-Montarville, M. Martin Murray

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