Crématorium: Manifestation de la COCARH dans les rues de Saint-Bruno

Dimanche dernier, malgré un appel tardif à la manifestation et un contexte sociosanitaire difficile pour ce type d’évènement, une soixantaine de citoyens ont répondu à l’appel de la COCARH et ont parcouru des rues de Saint-Bruno-de-Montarville en lançant des slogans hostiles à la présence d’un crématorium dans un quartier résidentiel de la municipalité. Arrivés à leur point de destination, l’hôtel de ville, une trentaine d’autres manifestants les attendaient et se sont joints au groupe. La manifestation s’est déroulée sans anicroche et dans la bonne humeur.

En entrevue au journal, la porte-parole de la COCARH, Mme Andrée Leblanc, a mentionné qu’un des objectifs poursuivis par son organisme était d’amener la municipalité à refuser le permis de construction du centre funéraire dans lequel on retrouverait également le siège social de la coopérative et le crématorium. Mme Leblanc a aussi précisé au journal que «Ce que souhaite la COCARH, c’est que la COOP funéraire construise son complexe dans le parc industriel et non pas dans un quartier résidentiel».

Contrairement à ce que certains des membres de cet organisme avaient évoqué dans un groupe Facebook, il n’est pas question, pour l’instant, que la COCARH dépose une demande en recours collectif contre la municipalité.

Dans le groupe Facebook Saint-Bruno-de-Montarville d’hier à aujourd’hui, il y a eu des échanges difficiles et parfois acrimonieux entre les membres plutôt favorables au projet de la coop et ceux qui s’y opposent, dont certains semblent mal accepter tout avis différent du leur.

Jocelyn Roy y a publié un commentaire intéressant: selon lui, « Une coopérative doit être un citoyen corporatif exemplaire. Si des citoyens de Saint-Bruno sont inconfortables avec le projet du crématorium, la coopérative doit trouver une solution consensuelle (besoins vs acceptabilité sociale). D’ailleurs, la mission de la coopérative indique que «La coopération vise, comme fin ultime, l’amélioration des conditions de vie. Toute activité coopérative est donc directement inspirée par le service aux personnes et à leur communauté, perçu comme source et fin de l’économie. Donc, les membres de la Fédération souscrivent aux principes fondamentaux de la coopération et acceptent, par conséquent, de soumettre l’ensemble de leurs actes et de leurs activités à des règles conformes aux orientations de fond de la pensée coopérative. Soucieux du plus grand respect des personnes qu’ils ont mission de servir, ils acceptent également d’assujettir leurs actions aux normes les plus rigoureuses qui ont cours dans leur domaine d’activité, soit celui des services funéraires ». – (Source ICI »

De son coté, François Ouellet souligne que malgré quelques corrélations qui démontreraient une certaine dangerosité dans les émanations émises «(…) il n’y a aucune preuve scientifique (…) qui prouve que c’est nocif. C’est ce qui explique que les normes sont différentes un peu partout. Est-ce que ça veut dire que ce n’est pas nocif?». Il ajoute à sa publication un hyperlien vers une revue de littérature scientifique réalisé par le Centre de collaboration nationale en santé environnementale: Émissions des crématoriums et effets sur la qualité de l’air.

La Ville accédera-t-elle à la demande de la COCARH de refuser à la coopérative funéraire le permis de construction qu’elle demande? Si oui, il est fort à parier que cela se terminera de nouveau devant les tribunaux…

Lire la mise au point de la Ville, publié le 19/03/21 (mise à jour)

Journaliste: Alain Dubois

Le Montarvillois, le journal hyperlocal de Saint-Bruno-de-Montarville

Photos: COCARH


Dossier crématorium du journal


Saint-Bruno-de-Montarvile d’hier à aujourd’hui, le plus important groupe Facebook exclusivement dédié aux Montarvillois