La maison qui ne voulait pas mourir

Dans le principal média social de Saint-Bruno, le groupe Facebook  « Saint-Bruno-de-Montarville d’hier à aujourd’hui« , il a été abondamment question de la maison située à l’intersection du boulevard de Boucherville et du chemin de la Rabastalière, que son propriétaire voulait démolir. 

L’objectif de ce dernier était de construire sur ce terrain, qu’il a fait subdiviser, deux résidences. Or cette maison à l’architecture unique (mid-century) mérite selon la majorité des membres du comité de démolition de la Ville (CD), d’être conservée.

C’était la deuxième fois que le propriétaire présentait une demande et qu’elle était refusée. Le demandeur a par conséquent, utilisé son droit d’aller en appel de la décision au conseil municipal.

Pour la démolition

La conseillère du district 3, Caroline Cossette, secondée par Jacques Bédard (district 7), a proposé au conseil d’aller de l’avant avec la démolition de cette résidence. Madame Cossette a précisé qu’elle et le comité d’urbanisme (CU) avaient refusé la première proposition du promoteur au départ. Ce dernier a déposé une deuxième demande qui cette fois a été acceptée par le CU. 

Mme Cossette a mentionné que même si cette résidence avait un cachet patrimonial et de belles qualités architecturales, son état de désuétude avancé ainsi que les améliorations apportées au projet par le promoteur, qui offre une meilleure qualité de bâtiment, avaient conduit le CU dont elle est membre à accepter cette deuxième proposition de projet du promoteur. Le conseiller Jacques Bédard est intervenu dans le même sens. Selon lui, la deuxième mouture du projet s’inscrit parfaitement dans son environnement. Il a également souligné que les fondations recelaient de la pyrite, qu’il y avait des infiltrations d’eau et absence d’un système de chauffage fonctionnel. Pour l’ensemble de ces motifs, il a aussi recommandé la démolition du bâtiment.

Contre la démolition

La conseillère du district 6, Marilou Alarie, membre du comité de démolition, s’est exprimée contre la démolition de la résidence. Elle précise que le CD a considéré que les deux demandes du promoteur ne répondaient pas aux 4 critères d’évaluation et que l’état, la détérioration et l’aspect architectural ne justifiaient pas sa démolition. De plus, a-t-elle ajouté, les coûts des travaux de remise en état du bâtiment ne sont pas prohibitifs pour un bâtiment et un site dont la valeur patrimoniale est bonne. La firme Patriarche, souligne-t-elle, recommande que le bâtiment soit conservé plutôt que démoli. Elle a rappelé aussi que plusieurs citoyens s’opposaient à cette démolition

Le vote

C’est à la majorité des élus présents (5 contre 2) que le conseil de ville a donc décidé de ne pas autoriser la démolition de la maison. Le promoteur n’a plus aucun autre recours pour faire accepter son projet. Par contre, il pourra toujours en soumettre un autre au CCU mais celui-ci, normalement, ne devrait pas inclure la démolition de la maison.

Alain Dubois

PS Le journal est à la recherche de photos de cette maison dans les années 60. Si vous en avez une svp nous la transmettre lemontarvillois.com@gmail.com

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