La Montarvilloise Maryse Pagé, finaliste au Prix des libraires jeunesse du Québec (12,17 ans)

La Montarvilloise Maryse Pagé finaliste au Prix
des libraires du Québec jeunesse (12-17 ans)

Le roman jeunesse Rap pour violoncelle seul, de l’auteure Montarvilloise Maryse Pagé, se retrouve parmi les trois finalistes de la catégorie 12-17 ans du Prix des libraires du Québec jeunesse. 

Le journal s’est entretenu avec l’auteure.

Bonjour Mme Pagé, tout d’abord mes félicitations pour cette nomination (finaliste 12-17 ans) pour le Prix des libraires du Québec.

Merci beaucoup! Les gagnants dans chacune des catégories jeunesse seront connus en février.

Vos réactions à cette nomination?

Je suis évidemment très heureuse que Rap pour violoncelle seul se retrouve parmi les finalistes du Prix des Libraires du Québec dans la catégorie jeunesse 12-17 ans. Mon métier d’écrivaine a commencé tardivement et j’ai l’impression que c’est comme une tape dans le dos pour me dire que j’ai bien fait de me lancer.

Les libraires occupent une place très importante dans la chaîne du livre. Ils partagent leurs révélations littéraires. Je suis donc fière de remplir les critères d’un tel prix soient «la richesse de l’œuvre, la qualité d’écriture et l’originalité».

Avez-vous déjà été finaliste ou remporté un prix pour un (des) autre de vos livres?

Non, c’est la première fois. Toutefois mon premier roman jeunesse, le tome 1 de «Ce livre n’est pas un journal intime» s’est retrouvé parmi les 100 livres jeunesse québécois et franco-canadiens incontournables de Communication Jeunesse. D’ailleurs, Rap pour violoncelle seul est dans la sélection Communication Jeunesse 2020.

Charlie-Rock – Mes cinq saisons avait été favori de la saison de «Les Libraires» en 2017.

Ma trilogie «Ce livre n’est pas un journal intime» a été adaptée en websérie. J’ai scénarisé 12 courts épisodes et on a été en nomination aux Gémeaux en 2015.

Vous en êtes à votre 3e publication cette année!

Effectivement, «Rap pour violoncelle seul» est sorti à la fin février (Leméac), «Woody Belfort – Pourquoi marcher quand on peut voler» à la fin août (Les Éditions de l’Homme) et je signe une nouvelle dans le collectif jeunesse «Les nouveaux mystères à l’école» (Druide).

Comment, pour vous, se fait le processus de création?

Je cogite très longtemps avant l’écriture d’un roman ce qui fait que quand je m’installe devant mon ordinateur je n’ai pas le syndrome de la page blanche. Tout est dans ma tête. Ce qui ne veut pas dire que mes personnages ne m’amèneront pas ailleurs durant le processus d’écriture. Je connais toujours le début et la fin et j’ai en tête une partie du déroulement.

Où puisez-vous principalement votre inspiration? Dans votre expérience de travailleuse sociale? Dans la ville où vous résidez?

L’inspiration vient de partout. Je peux m’inspirer de mon enfance, je viens d’un milieu assez défavorisé, de mes garçons, des jeunes que je rencontre quand je donne des ateliers scolaires, de l’actualité ou même d’une conversation entre deux personnes assises à côté de moi dans un restaurant. Mais, à la base je pars souvent d’un sujet qui me dérange. Et sauf dans le prochain roman prévu en 2021, les relations intergénérationnelles sont toujours très présentes. Je suis extrêmement (trop) curieuse. Je pose beaucoup de questions. Ce n’est pas pour rien que j’ai exercé et que j’exerce encore à l’occasion le métier de recherchiste en télé et radio durant 30 ans.

Actuellement, la pandémie met à mal le secteur culturel, à l’exception notable de la vente de livres qui bat actuellement tous les records. Est-ce que vous sentez que cela a eu un impact positif sur vos ventes?

C’est difficile à dire. En général on n’a les chiffres qu’une année après la sortie de notre livre. Toutefois, Rap pour violoncelle seul vient d’être réimprimé pour la deuxième fois, donc c’est assez bon signe!

Des projets?

Je rêve d’adapter Rap pour violoncelle seul en série télé. Je me croise les doigts, mais une bonne étape vient d’être franchie dernièrement.

Je suis présentement à l’écriture d’un roman pour adolescents pour lequel j’ai obtenu une bourse du Conseil des arts du Canada.

Vous offrez des ateliers aux élèves du primaire?

Je fais partie du programme «Culture Éducation» et j’offre des ateliers dans les écoles de la 5e année à la 5e secondaire.

Merci Mme Pagé!

Journaliste: Alain Dubois


Rap pour violoncelle seul

Publié chez Leméac (coll. jeunesse), le roman est le huitième titre de l’auteure mais le premier chez cet éditeur. 

Ce livre raconte la relation d’amitié improbable entre un jeune délinquant et un viel homme aux comportements détestables…

“Après avoir tenté de voler deux cartes cadeaux de Subway dans un supermarché, puisque sa mère monoparentale, chez qui il est dernièrement revenu, n’a pas l’argent pour lui payer ses lunchs occasionnels avec ses amis, Malik Michaud, 15 ans, est épinglé par la police. Plutôt que de porter plainte, le propriétaire du commerce exige réparation et l’adolescent doit ainsi effectuer quarante heures de travaux communautaires dans une résidence pour personnes âges. À son arrivée au luxueux manoir St-Damien, on lui assigne Marius Larochelle, 76 ans, un homme récemment veuf dont le comportement antipathique repousse les autres pensionnaires. S’il prend ses repas comme tout le monde et s’adonne à de rigoureuses séances d’exercices, le vieillard s’enfonce dans sa solitude et propose même à Malik de lui faciliter la tâche en passant le reste de sa peine en dehors de ses pattes, à l’insu du personnel du centre. Mais revigoré par son amour pour Jade, l’adolescent est convaincu qu’il peut sortir Marius de sa coquille et bientôt, une amitié improbable les unit. (SDM).”

Pour le comité du Prix des libraires du Québec jeunesse, ce roman est “une pépite à mettre entre les mains des jeunes et des plus vieux (…) On passe un moment inoubliable et riche en émotions en compagnie de Marius, vieux monsieur antipathique à l’humeur décapante et Malik, jeune homme aux prises avec une réalité qui lui demande de grandir un peu trop vite.” 


Une année faste pour la vente de livres

Si la pandémie a durement touché le secteur culturel, ce n’est pas le cas pour les libraires du Québec, qui prévoient des ventes record cette année.

Selon La Presse, «Les ventes des librairies indépendantes au grand public ont augmenté de 8,2% par rapport à pareille date l’an dernier, selon les chiffres de la Société de gestion de la Banque des titres de langue francophone (BTLF). Les ventes de juillet 2020 étaient 29% plus élevées que le même mois l’an dernier». (A.T., 2/11/20)

Pour Katherine Fafard , présidente de l’Association des libraires du Québec, «Le livre a été un produit refuge à un moment où pratiquement toutes les autres formes de divertissement culturel ont disparu».

La SRC rapportait qu’en avril et en mai, le site leslibraires.ca avait vu ses ventes augmenter de 1300% par rapport à la même période en 2019. En juin, malgré la réouverture des boutiques, la hausse s’est élevée tout de même à 850%. 

Alain Dubois

Le Montarvillois.com

Source: Prix des libraires du Québec jeunesse et autres

Photo et image: courtoisie