La Société d’Habitation Le Paillasson répond au communiqué de la ville

Le 13 octobre dernier, la Société d’Habitation Le Paillasson (SHLP) publiait une lettre ouverte qui s’adressait aux élus et au DG de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville dans laquelle, elle soulignait les récentes difficultés rencontrées depuis mai denier avec la municipalité, dont le retrait par celle-ci du terrain qu’on lui avait pourtant cédé un an plus tôt. La SHLP y exprimait son désarroi de voir ainsi son projet compromis.

Mardi, la Ville a répondu par voie de communiqué au contenu de cette lettre ouverte. Dans sa réponse qu’elle a publiée ce matin, la SHLP remercie la Ville pour ce très attendu échange et elle exprime le souhait que les canaux de communication entre la Ville et la Société soient rétablis, et pour ce faire, la SHLP propose la mise sur pied rapide d’un comité de travail. Dans sa réponse la SHLP corrige entre autres, dles informations erronées qui y sont contenues.


Le 20 octobre 2020

Bonjour, 

Nous remercions la Ville pour sa réponse à notre lettre ouverte. Nous sommes bien heureux  d’avoir eu enfin un échange et ce d’autant que nous ignorions plusieurs des informations  qui y sont rapportées. 

Premièrement, contrairement à ce qui est indiqué, notre projet immobilier respecte dans sa  forme actuelle le seuil de viabilité de 28 unités de logement sans devoir élever le bâtiment  sur cinq étages, et ce, en respectant aussi les dimensions du terrain qui nous a été réservé. 

Il est vrai que nous avions présenté un plan de 28 logements sur cinq étages à la Société  d’Habitation du Québec (SHQ) et à l’Agglomération de Longueuil lors de notre demande de réservation d’unités. Par contre, nous n’avons pas retenu ce concept architectural. Nous  avons toujours opté pour une approche de collaboration et de transparence avec la Ville et c’est la raison pour laquelle nous avons présenté tous nos plans y compris ce dernier lors  d’une rencontre exploratoire avec la direction de l’urbanisme. Nous nous sommes  rapidement rendu compte que cette option n’était pas conforme au plan d’urbanisme et ne  respectait pas la volonté des Montarvillois de limiter à quatre étages les constructions dans  le secteur. Nous avons donc rejeté presque dès le départ cette option.  

Deuxièmement, il faut souligner que le fait que le projet n’avance pas assez vite n’origine  pas d’un caprice ou d’une impatience de notre part, mais plutôt des délais imposés par la  SHQ associés à l’octroi de ces 28 logements. Si les progrès ne sont pas assez importants au  goût de la SHQ, celle-ci réallouera ces logements à d’autres demandeurs. En bref, si nous  n’avançons pas, nous perdons les logements. Or, nous avons besoin d’un terrain pour  poursuivre. 

Enfin, notons que tous conviennent que le site n’est pas desservi par l’infrastructure (égouts  et aqueducs) requise. Toutefois, ceci était connu depuis toujours, même au moment où le  terrain nous avait été réservé. Qui plus est, si la ville a maintenant d’autres intentions pour  ce terrain et les autres qui lui sont adjacents, de telles infrastructures seront requises de  toute façon. 

Il est surprenant que ce ne soit qu’au moment de notre demande de procéder au certificat  de localisation, démarche requise par la SHQ, que nous avons appris que le terrain alloué  nous était repris par la Ville, soit en début mai. Or, tout le travail que nous avons fait découle  du terrain, qui avait été identifié en avril 2019 et tout le travail qui suivra en dépend aussi… 

De plus, c’est aussi en mai que nous avons su qu’une option autre que le terrain situé sur la  rue de l’Hôtel de Ville s’offrait à nous. Nous attendons toujours le résultat de ces  discussions. Ensuite en juillet, nous avons appris que le Comité consultatif d’urbanisme  (CCU) de la municipalité avait étudier le dossier, sans plus de détails. 

Par ce communiqué, nous apprenons également que la Ville a procédé à l’évaluation de sites  potentiels et a eu des discussions avec les propriétaires, qu’elle a en main les études de  valeur marchande de deux sites et que le CCU a émis un avis unanime en faveur d’un site  alternatif retenu et demande d’explorer d’autres possibilités.

Nous souhaitons de tout cœur travailler avec la Ville dans une perspective de collaboration,  et ce, en toute transparence et confiance mutuelle. Comme nous sommes les promoteurs  de ce beau projet, nous avons besoin d’être informés de chacune des initiatives et décisions  prises par la Ville. 

Afin d’améliorer les canaux de communication entre la Ville et nous, le conseil  d’administration de la Société d’habitation Le Paillasson vous propose de mettre rapidement  sur pied un comité de travail qui pourrait être composé du directeur général, du directeur  d’urbanisme, du conseiller responsable de l’habitation, de notre chargée de projet ainsi que  de notre présidente. 

Malheureusement, si nous n’avons pas d’ici peu un terrain, notre projet pourrait être  irrémédiablement compromis puisque la SHQ donne un délai de six mois pour passer à la  prochaine étape et que cette date est déjà échue depuis la fin août. Selon les prochaines  étapes nommées dans le communiqué; acquisition d’un terrain ou d’une partie de terrain,  modification de zonage, élaboration d’un concept architectural, sans compter les défis  apportés par la pandémie, quels délais prévoyez-vous pour pouvoir confirmer, de façon  définitive, un terrain?  

Merci pour votre écoute, 

Le conseil d’administration de la SHLP: 

Stéphane Corbin, secrétaire; Alain Dubois, administrateur; Joelle Labonté, vice-présidente et présidente sortante; Richard Lépine, administrateur; Claude Levac, trésorier; Mehdi Medjdoub, administrateur  

Le Montarvillois

Source: Lettre ouverte de la SHLP

Sur la photo, des membres fondateurs de la SHLP, de gauche à droite: Chantelle L’Heureux, Chargée de projets au développement, GRT Rive-Sud; Josée Rhoades; Linda Duval, Organisatrice communautaire au CISSSME; Claude Levac, Vincent Fortier, conseiller municipal responsable de l’habitation: Joëlle Labonté; Stéphane Corbin; Alain Dubois; Richard Lépine; Louise Fleischmann.