Les conseillers Isabelle Bérubé et Vincent Fortier quittent le Parti montarvillois et siégeront dorénavant comme indépendants

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Suite à la démission du directeur général de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, monsieur Sylvain Brouillette, et afin disent-ils de rétablir un sain climat de travail au sein du conseil municipal, les conseillers municipaux Isabelle Bérubé (district 5) et Vincent Fortier (district 2) ont annoncé hier par voie de communiqué qu’ils siégeront désormais de manière indépendante, et ce dans un ultime effort pour tenter de rétablir l’harmonie au sein du conseil municipal. La décision a été prise conjointement avec le Maire de Saint-Bruno-de-Montarville, M. Martin Murray.

Cette décision des deux conseillers est le résultat de différences d’opinions au sein du Parti montarvillois (Pm) sur la façon de régler les actuels problèmes de gouvernance de la ville. Par ce geste «fort» qui, selon eux, en est un d’ouverture, les conseillers démissionnaires du Parti montarvillois espèrent ainsi changer la dynamique conflictuelle qui règne au sein du conseil municipal.

Mme Bérubé et M. Fortier défendent leur décision en soulignant qu’ils continueront à collaborer avec le maire Murray. À la suite d’une question du journal lors de la conférence de presse qui soulignait qu’ils avaient eux-mêmes dénoncé leurs anciens collègues qui avaient quitté le Pm en les accusant de manquer de loyauté envers leurs électeurs, Vincent Fortier, un peu comme l’avait fait avant eux la conseillère Caroline Cossette lors de sa démission du Pm, a répondu qu’ils n’étaient pas en rupture avec les idéaux et les engagements électoraux sur lesquels ils se sont fait élire aux élections de 2017.

«C’est une priorisation, ce n’est pas une recherche de destruction»,  a expliqué M. Fortier. Pour lui, ce sont les idées, la bonne administration de la ville ainsi que les citoyen(ne)s qui doivent être priorisés, et non pas le parti.

Pour sa part, Mme Bérubé a indiqué que seul, ce geste d’ouverture ne sera peut-être pas suffisant pour changer les choses au sein du conseil, mais qu’ils se devaient de faire ce dernier effort afin de dénouer la crise de gouvernance qui frappe la municipalité depuis près de deux ans. Par ailleurs, elle affirme qu’ainsi elle fait passer les intérêts des Montarvilloises et Montarvillois avant les siens et ceux du parti politique avec lequel elle était liée depuis 8 ans. 

Dans une question subséquente du journal à la conférence de presse, les conseillers Bérubé et Fortier ont exprimé que contrairement au maire, ils ne souhaitaient pas la fin des pléniers et qu’ils n’avaient pas l’intention de les boycotter. Pour Isabelle Bérubé, cela équivaudrait à renoncer à son pouvoir d’influence (…), mais que par contre que ceux-ci pourraient fonctionner de manière plus transparente. Elle conclut en lançant l’idée «Pourquoi pas des pléniers publics» ?

Giovanna Soto, journaliste & collaboration Alain Dubois

Le Montarvillois, le journal hyperlocal de Saint-Bruno-de-Montarville

Photo: Page Facebook du Parti Montarvillois

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