Martin Murray: Élection du 7 novembre -bilan économique (suite 2)

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Dans ce troisième et dernier volet de mon intervention, il m’apparaissait important de parler d’économie. Au cours des six dernières années, nos parcs industriels (Écoparc et Gérard-Filion) ont connu une forte croissance. Il suffit de se promener dans ces parcs industriels pour constater l’ampleur des changements. Et ce n’est pas fini car plusieurs nouvelles entreprises s’y implanteront au cours des prochaines années. Si la tendance se maintient, pour utiliser une formule bien connue, tous les terrains devraient être occupés à l’horizon 2030. Quelques données pour appuyer ces dires :

  • Terrains appartenant à la Ville dans le parc Gérard-Filion
    • 10 terrains vendus d’une superficie de 144,011 mètres carrés
    • 5 terrains avec option d’achat d’une superficie de 113,524 mètres carrés
  • Terrains appartenant à la Ville dans l’Écoparc
    • 5 terrains vendus d’une superficie de 85,695 mètres carrés
    • 2 terrains avec option d’achat d’une superficie de 65,408 mètres carrés
    • 1 terrain à vendre d’une superficie de 20,887 mètres carrés
  • Terrains appartenant à des intérêts privés 
    • 1 dans le parc Gérard-Filion d’une superficie de 120,670 mètres carrés
    • 8 terrains dans l’Écoparc d’une superficie de 702,334 mètres carrés

Mis à part un terrain qui est enclavé dans l’Écoparc, il y a des projets sur tous les autres terrains, certains en phase de réalisation et d’autres en discussion. 

Les ventes de terrains ont déjà rapporté à la Ville 11,6 millions de $. Les options d’achat totalisent, pour leur part, 13,2 millions de $. Le prix de vente du dernier terrain appartenant à la Ville devrait être largement supérieure à 1 million de $. Au total, ces ventes laisseront dans les coffres de la Ville plus de 26 millions de $.

Qu’en est-il maintenant des revenus de taxes? Sur la base d’une valeur imposable moyenne de 300 $ du mètre carré, et encore une fois si la tendance se maintient, c’est annuellement près de 10 millions de $ de taxes additionnelles que la Ville devrait percevoir à l’horizon 2030. Ceci pour les seuls parcs industriels.

À ceux-ci, il faut ajouter le projet résidentiel derrière les Promenades Saint-Bruno dont la valeur imposable peut-être estimée entre 800 millions et 1 milliard de $, soit à terme entre 5 et 7 millions de taxes annuellement. Il y a aussi les 80 hectares en zone blanche le long de la montée Sabourin à partir de la rue Gardenvale qui peuvent accueillir environ 3,000 unités résidentielles pour une valeur imposable similaire à celle du projet résidentiel derrière les Promenades Saint-Bruno et des revenus de taxes similaires.

Un bémol cependant: selon les règles actuelles du calcul des quotes-parts, la moitié au moins de ces nouveaux revenus de taxes iront à l’agglomération pour les services dits de compétence supra-locale (police, pompiers, transport collectif en sont les principales composantes). La Ville de Saint-Bruno-de-Montarville n’en reste pas moins dans une position très enviable pour les années à venir. Il faut maintenant s’assurer que ces nouveaux revenus soient utilisés à bon escient dans des projets structurants. Nous devons y veiller!

Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville

M.Sc.Écon, M.Sc.Dém., MBA, CPA CGA

Aussi: Martin Murray: Élection du 7 novembre et mon bilan & Martin Murray: Élection du 7 novembre – bilan financier (suite 1)


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