Martin Murray, un maire victime ?

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-Par Martin Murray, maire de Saint-Buno-de-Montarville

Le titre qui accompagne ma photo en page frontispice de l’édition du 22 mai 2019 du journal Les Versants me laisse songeur. L’article de la page 4 qui fait suite à cette manchette dans le même journal laisse place à beaucoup d’interprétation.

D’habitude, je ne commente pas les articles dans les journaux ni même les commentaires sur les médias sociaux. Il est cependant nécessaire que cette fois-ci je le fasse. Je confirme que les séances de travail et les comités pléniers sont tout sauf harmonieux et qu’ils ne sont pas du tout propice à une prise de décision réfléchie et au bénéfice de la collectivité, ce qui a un impact majeur sur le climat de travail au sein de l’appareil municipal.

Je confirme aussi qu’au cours des derniers mois j’ai été victime d’intimidation et de harcèlement. L’histoire du bâton qui s’allonge c’est vrai et l’élu concerné l’a répétée à plusieurs reprises. En outre, il s’est permis d’autres agissements tout aussi sinon plus répréhensibles.

L’histoire relative à l’élue qui m’a suivi en voiture sur près de 10 kilomètres est aussi vraie. Facile de dire après coup que c’est le hasard qui en a voulu ainsi. Or, ce n’était pas ma destination première. Me sentant suivi, j’ai voulu en avoir le cœur net en me rendant jusqu’au stationnement de l’Hôtel de Ville de Longueuil qui était alors totalement désert. Qu’allait faire une élue un lundi soir à 20 heures dans ce secteur de Longueuil ? Cette question reste sans réponse…

Il n’y aucun doute dans mon esprit que j’ai été suivi en voiture. Était-ce la première fois ? Je n’en ai aucune idée mais cet élément fait partie de la série d’événements malheureux qui se sont produits au cours des derniers mois. Si ce n’est pas de l’intimidation et du harcèlement, alors qu’est-ce que c’est ? Ces comportements sont tout à fait inacceptables et indignes d’élus. Dans un milieu de travail, que ce soit en entreprise, un ministère ou une institution scolaire, ce type de comportement donnerait lieu à de sévères sanctions, voire même au congédiement.

Des mesures ont été prises et d’autres le seront afin de rétablir le nécessaire respect entre les élus. J’ai le devoir et l’obligation de m’assurer que les décisions que le conseil municipal prendra le seront d’abord et avant tout pour le mieux-être des Montarvillois et de notre communauté. C’est un engagement ferme et sans équivoque de ma part.

Martin Murray, maire de Saint-Buno-de-Montarville

N.B. Il a été demandé que le texte qui précède paraisse dans la prochaine édition du Journal Les Versants.

Rubrique: Opinions

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