Nouvelle du conseil: Une harmonie déjà malmenée

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Le lundi 4 décembre avait lieu la deuxième séance du nouveau conseil municipal.  Le climat de bonne entente qui avait régné lors de la dernière séance n’était déjà plus au rendez-vous.

Les conseillers indépendants bien présents au sein des comités consultatifs

Alors que le maire nommait les conseillers qui allaient occuper les postes à pourvoir au sein des comités de la ville et de l’arrondissement, la conseillère Marilou Alarie s’est exprimée pour s’opposer à cette façon de faire : « Ces propositions ne sont malheureusement pas le résultat d’échanges ou de discussions entre les élus (…) « Il est fondamental de savoir si chacune des personnes accepte ces nominations avant de voter ».La conseillère a, par conséquent,   proposé un vote séparé pour chacun des comités.  Sa proposition a été acceptée par l’ensemble des élus.

Le maire a tout de même expliqué qu’il avait fait parvenir par courriel un tableau à tous les élus comprenant tous les comités, les sous-comités et les commissions et que les conseillers et conseillères y avaient signifié leurs intérêts. Plus tard, il a précisé que c’était dans les prérogatives d’un maire de choisir les conseillers responsables des comités.

Le conseiller indépendant Joël Boucher s’est dit, tout comme tous les autres conseillers, satisfait de ces nominations. Il s’est cependant solidarisé de Mme Alarie, car il considérait que les talents et expériences de la conseillère n’étaient pas mis à profit …

Madame Alarie a, par conséquent, refusé sa nomination aux comités des retraités de la ville et des cols blancs de l’agglomération et demandé que les élus tiennent compte des compétences et des expériences des conseillers. Elle a conclu son intervention en proposant sa propre candidature pour le siège à la commission environnement et aménagement de l’agglomération et pour celui de la Table d’harmonisation pour le parc national du Mont-Saint-Bruno et de la Sépaq. Des conseillers du Parti montarvillois ont alors souligné que la conseillère choisie par le maire, Isabelle Bérubé, avait une maîtrise en environnement. Mme Alarie a aussi proposé Lise Dion, à la place de Vincent Fortier, à la commission d’arrondissement de la sécurité publique.

La conseillère Alarie s’est aussi interrogée sur l’absence de rémunération du conseiller délégué à la commission de l’agglomération  responsable du programme de Retraite des cols blanc. Le Maire Murray a mentionné qu’à l’exception de la commission Réseau de transport de Longueuil:   les conseillers reçoivent de l’agglomération une rémunération mensuelle de ±   100.00 $  pour leur présence aux comités et commissions de l’agglomération, mais rien pour leur participation  aux comités de la ville. Il a aussi précisé que le salaire d’un conseiller était de 20  000 $ /an.

On se rappellera  que Marilou Alarie avait évoqué comme un des motifs principaux de son départ du Parti montarvillois, son désaccord avec le maire et son parti face à un des plus importants enjeux environnementaux de Saint-Bruno, la sauvegarde de la Forêt des hirondelles.  Le maire a souligné qu’il ne pouvait nommer à ce type de comité un/e conseiller-ère qui a des positions contraires à ceux de son parti qui, l’a-t-il rappelé, est majoritaire au conseil.

La procédure proposée par Mme Alarie a ajouté près d’une heure à la durée du conseil, et ce, sans rien changer aux résultats attendus. Si les conseillers ont fait preuve de patience, une partie des citoyens présents se sont montrés exaspérés par la procédure imposée par la conseillère, et certains l’ont interpellée directement lorsqu’elle a demandé aux conseillers de faire état de leurs expérience et formations pertinentes pour les postes de responsables de comités «Nous n’avons pas besoin de savoir ça!». «Ce n’est pas la place pour ça?» «La nouvelle Besner», etc.

Le plan d’urbanisme finalement voté….

Présenté par le conseiller Martin Guèvremont, le plan d’urbanisme dont l’adoption a été mainte fois reportée est finalement passé au vote. Les membres du Parti Montarvillois ont tous voté en faveur, tandis que la conseillère de L’Alliance municipale, Louise Dion et les conseillers indépendants Joël Boucher  et Marilou Alarie ont, ici aussi, fait bloc et voté contre.

À l’instar de Joël Boucher, qui a fait une intervention bien sentie sur l’importance de préserver les terrains de balle molle (le PU prévoit son déménagement au Parc Marie-Victorin), Marilou Alarie et Louise Dion ont voté contre. Martin Guèvremont, qui a présenté le plan à cette séance du conseil, s’est montré optimiste face à la réalisation des projets qui y sont contenus  «Que ce soit la loi 122 ou la loi 132, il y a énormément de choses qui sont sorties de Québec dans la dernière année qui va nous aider à réaliser, surtout au niveau de la protection des milieux naturels, le plan d’urbanisme », faisait-il remarquer.

Le conseiller a aussi annoncé que la municipalité devrait avoir en main les plans pour le complexe sportif dans la prochaine année, chose qui n’a pas plu aux membres de l’opposition. Joël Boucher, Marilou Alarie et Louise Dion on fait part de leur inquiétude et de leur mécontentement de voir les terrains de baseball et de balle molle être rasés au parc Rabastalière pour construire le complexe sportif.

Une super-clinique à Saint-Bruno?

La table est mise pour une super-clinique dans notre ville. Martin Guevremont, conseiller du district 4 et membre du comité d’urbanisme, a annoncé que la ville avait adressé une demande auprès de l’agglomération de Longueuil afin de procéder à une modification du schéma d’aménagement et de développement qui pourrait permettre à une super clinique de s’établir sur le boulevard Clairevue (entre l’autoroute 30 et la rue Hocquar).

Même si l’agglomération  a accepté cette modification,  il n’y a aucune garantie que ce type de clinique voie le jour à Saint-Bruno.

Sous la loupe…   

Marilou Alarie la leader de l’opposition?

Dès le premier conseil, la conseillère Marilou Alarie s’est distinguée par ses nombreuses questions, interventions et prises de positions auxquelles les autres conseillers de l’opposition, Joël Boucher et Louise Dion, se sont  à chaque fois ralliés. Le leadership de Marilou auprès de ses collègues est indéniable.

Louise Dion à la commission de la sécurité publique de l’agglomération…

Suite à la proposition de Marilou Alarie de nommer Louise Dion (Alliance municipale) à la place de Vincent Fortier (Parti montarvillois), à la commission de la sécurité publique de l’agglomération le maire a justifié sa décision en mentionnant que Mme Dion travaillait de jour à temps plein et que par conséquent il avait présumé qu’elle ne pouvait pas occuper ce poste. Hors Madame Dion a déclaré au Montarvillois qu’elle avait indiqué au maire son intérêt pour la commission de la sécurité publique en toute connaissance des implications quant à l’horaire. Contrairement à ce que prétend le maire Murray, quatre réunions par années de 3 heures (12 heures par année) pour la commission de la sécurité publique étaient, pour Mme Dion, tout à fait conciliables avec son horaire et ses conditions de travail…

Marilou Alarie et plan d’urbanisme

Lorsqu’elle était conseillère du Parti montarvillois, Mme Alarie avait eu à présenter  la première mouture du projet de plan d’urbanisme (PU). Depuis sa défection de ce parti, elle s’est exprimée plusieurs fois pour dénoncer certain des éléments qui y sont contenus: la hauteur maximale des bâtiments sur l’ilot Natrel; le maintien du zonage résidentiel pour la fôret des hirondelles et plus récemment l’amputation d’une partie du terrain au parc Rabastière pour y construire un complexe sportif.  Hors dans la dernière version du PU la hauteur maximale des bâtiments sur l’îlot Natrel a été ramenée, comme elle le souhaitait, à 3 et 4 étages. Le zonage résidentiel de la forêt des hirondelles n’est maintenu que pour des motifs légaux et bien peu d’observateurs contestent la réelle volonté de l’actuel gouvernement municipal de préserver cette forêt y compris, la fondation du Mont-Saint-Bruno.  Mme Alarie évoque aussi comme argument que le PU est un outil de communication qui indique, entre autres, aux promoteurs les intentions de la ville. Oui, peut-être, mais dans le cas de la Forêt des hirondelles, aucun promoteur sensé, y compris l’actuel propriétaire, ne pourrait conclure que ce zonage est un laisser passer pour un projet résidentiel…  

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