Pesticides: Fini les néonicotinoïdes à Saint-Bruno

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Lors de la séance du 15 avril, les membres du conseil municipal de Saint-Bruno ont adopté à l’unanimité un règlement modifiant le Règlement 2007-13 sur l’utilisation des pesticides et des matières fertilisantes afin d’interdire l’usage de pesticides de la famille des néonicotinoïdes en milieu urbain.

Compte tenu du danger qu’ils représentent pour les insectes pollinisateurs, le règlement adopté par la Ville s’étend aux cinq matières actives qui constituent les pesticides du groupe des néonicotinoïdes actuellement homologués au Canada. Ces derniers sont des pesticides systémiques qui, une fois appliqués, se distribuent dans toutes les parties de la plante, rendant cette dernière toxique pour les insectes, notamment les abeilles.

Ainsi, il est désormais interdit d’appliquer des néonicotinoïdes sur les pelouses, les arbres et les arbustes. Cette interdiction prévalait déjà dans certaines zones sensibles, comme à proximité des écoles et des garderies. De plus, la Ville n’applique aucun néonicotinoïde sur les pelouses et végétaux depuis plus de 25 ans. 

«Tout comme nos citoyens, nous sommes préoccupés par le déclin des abeilles. Un tiers des aliments retrouvés dans nos assiettes dépend de leur travail de pollinisation. Ainsi, nous croyons qu’il est important d’interdire tout néonicotinoïde en milieu urbain. Cette mesure s’ajoute aux autres actions qui ont vu le jour à Saint-Bruno visant à protéger les colonies d’abeilles: les ruches urbaines au parc du Frère-Marcel-Alary, l’hôtel à insectes au parc Duquesne et l’intégration de fleurs et arbustes favorisant les pollinisateurs sur le territoire de la ville», souligne le maire de Saint-Bruno, Martin Murray.

Rappelons que cette décision s’inscrit dans le cadre de la Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018 et de la modification du Code de gestion des pesticides du gouvernement du Québec, qui vise à restreindre davantage l’utilisation de pesticides. Depuis le 8 mars 2019, Québec interdit la vente et l’application de néonicotinoïdes sur les pelouses.

Préservation des abeilles

En 2015, pour contribuer à contrer le drastique déclin de la population mondiale des abeilles, la Ville a installé quatre ruches urbaines au parc du Frère-Marcel-Alary. Les ruches sont entretenues par l’entreprise montarvilloise Miel Larüche, et produisent environ 40 kg de miel chacune par année. L’initiative a pour but de sensibiliser les citoyens à l’importance de leur apport pour l’agriculture et représente un geste concret de préservation de ces insectes essentiels à la diversité de notre alimentation.

On compte parmi les néonicotinoïdes actuels :

Acétamipride: commercialisé par Scotts et Bayer CropScience pour les formulations commerciales Suprême, Polysect, Bambi, Equinoxe etc. et principalement pour le traitement des arbres (fruitiers ou non), légumes, pomme de terre, tabac, rosiers etc.

Clothianidine: commercialisée par Bayer CropScience, par exemple pour la formulation commerciale Poncho

Dinotéfurane: utilisé par Mitsui Chemicals dans le Dinotefuran

Imidaclopride: utilisé par Bayer CropScience dans le Gaucho utilisé par Bayer CropScience dans le Confidor

Nitenpyrame: utilisé par Jiangsu Sword Agrochemicals dans le Nitenpyram

Thiaclopride: utilisé par Bayer CropScience dans le Proteus ou Proteus (mention abeille), c’est-à-dire emploi autorisé durant la floraison

Thiaméthoxame: utilisé par Syngenta dans le Cruiser20; par Syngenta dans l’Actara21; par Syngenta dans le Luzindo22

Source: Communiqué ville de Saint-Bruno-de-Montarville et WIKIPEDIA

Photo: Alain Dubois (libre de droit)

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