Vérité & mensonge: Mes réactions à l’entrevue du «blogueur» Frédéric Khalkhal avec le DG démissionnaire Sylvain Brouillette.

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Le journal  Le Montarvillois à la solde du Parti montarvillois… une autre tempête dans un verre d’eau

La publication de ma chronique municipale dans le Journal a été un des éléments qui ont conduit le DG de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, Sylvain Brouillette à démissionner de son poste. Ce dernier, dans une entrevue donnée au journal Les Versants, accuse le journal d’être à la solde du parti Montarvillois, de s’être attaqué à son intégrité, de salir le SPVM, etc. Or rien n’est plus faux!

Il est vrai que j’ai eu des échanges avec des membres de ce parti en 2016, particulièrement avec le conseiller Jacques Bédard, sur la création d’un journal indépendant à Saint-Bruno. Je présume que l’on m’avait approché à cause de ma présence dans les médias sociaux et mes critiques envers Les Versants. Ceux-ci voulaient me mettre en contact avec un homme d’affaires qui était intéressé par ce type de projet et qui était mécontent de la couverture médiatique de ce journal . Cette offre était réellement intéressante et ce d’autant que l’éventuelle rédaction de ce nouveau journal disposerait d’une indépendance totale. Cette expérience n’a non seulement pas abouti, mais elle a été pour moi la source de nombreuses frustrations. Voilà ce que j’écrivais alors aux personnes concernées:

«Après 6 mois de délais et de communication chaotique, je laisse tomber le projet d’un journal financé par un tiers. J’ai trouvé cette expérience pénible… J’ai consacré du temps à ce projet et fait gaspiller celui de soumissionnaires sérieux. Je vais probablement le poursuivre moi-même, mais de façon plus artisanale et modeste.»

Et c’est exactement ce que j’ai fait. Pendant un an, j’ai publié le journal exclusivement sur Facebook, et par la suite j’ai mis en ligne l’actuelle version qui utilise la plateforme WordPress. Prétendre que le journal est à la solde du Parti montarvillois est une réelle diffamation. Cette accusation ne tient pas la route… Lors du premier mandat du maire Murray et du Parti montarvillois, je n’ai pas ménagé les critiques et ce, avec le ton pamphlétaire qu’on me connaît, à l’endroit de plusieurs décisions du maire et de son parti, particulièrement sur le projet de COGIR dans l’îlot Natrel. Il suffit de faire une recherche dans le journal en utilisant les mots clefs COGIR ou îlot Natrel pour se rendre compte que je n’ai jamais été à la solde de ce parti municipal. Le lendemain de la dernière élection j’ai été aussi très critique de la décision du Maire et de son parti d’aller de l’avant avec une dérogation permettant à COGIR de construire des immeubles de 5 étages. Ce faisant le maire et son parti reniaient l’une de leurs importantes promesses électorales. Or, maintenant que la ville est gouvernée par une coalition d’élus, c’est à eux et à leurs décisions que je m’intéresse plus particulièrement, ce qui est tout à fait dans l’ordre des choses.

Oui.. “C’est la faute d’un seul homme” et celui-ci est Sylvain Brouillette

M. Brouillette m’accuse de m’attaquer à son intégrité… Ben voyons donc. Où ça? C’est lorsqu’il a franchi la ligne qui sépare l’administratif du politique (sa plainte contre la conseillère Isabelle Bérubé) que je me suis intéressé à lui. Ce qui est là aussi tout à fait normal. M. Brouillette a l’épiderme bien sensible. S’il n’avait pas franchi cette ligne, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Contrairement à ce qu’il prétend dans cette entrevue, je n’ai pas attaqué la crédibilité de l’ancien DG de la Ville, ma chronique ne faisait état que de son départ comme DG de La Prairie.

Dans mes chroniques je ne remets pas non plus en en cause la crédibilité de du SPVM. J’ai mentionné dans une note en bas de page qu’à l’époque où il était membre de l’état-major cette organisation était en proie à une grave crise interne (ce qui est bien documenté). Les photos du DG en uniforme n’illustrent que des paraphes où il est question de ses antécédents dans son poste au sein de l’état-major du SPVM.

Où sont les mensonges et les diffamations dans mes chroniques? Brouillette n’en nomme qu’un : «que le maire avait été exclu du comité de sélection du DG». J’ai retiré cette partie du texte, car j’avais mal interprété les propos du maire. En fait, j’aurais dû comprendre que son vote au sein de ce comité n’était pas prépondérant. 

Une des preuves que Brouillette soumet pour prouver que le journal est à la solde du Parti montarvillois est que le maire y a un onglet «Avis du maire» . Le maire Martin Murray y a effectivement une chronique et ce n’est pas exceptionnel qu’un maire d’une municipalité dispose d’une chronique dans un journal local.

Il est tout de même étonnant qu’un ex-policer accuse un journal d’être à la solde d’un parti sans aucune preuve! Et les amalgames qu’il fait pour démontrer ses allégations n’en sont pas! Il a été contrarié par mes chroniques, je peux le comprendre, mais ses accusations malveillantes sont sans fondements. La lecture de cette entrevue avec le “blogueur” Frédéric Khalkhal nous apprend aussi qu’il a pris l’initiative de retirer le journal, Le Montarvillois de la revue de presse de la ville, mais ce qu’il ne dit pas et que j’ai appris c’est que cette décision de sa part fait suite à la publication de ma première chronique le concernant

Le DG ainsi que M. Khalkhal présentent de façon méprisante le journal comme un blogue. Voici la définition d’un journal: publication donnant des informations ou des opinions sur les nouvelles politiques, économiques, sociales, etc. C’est exactement ce que fait Le Montarvillois; les articles d’opinions  ne représentent qu’entre 5% et 10% des publications que l’on y retrouve. Dans un blogue il y a 100% de textes personnels et d’opinions. 

Curieusement, Khalkhal n’aborde pas dans son entrevue, la photo où, entre autres, le DG posait avec le conseiller Joël Boucher sans respecter le 2M de distanciation sociale…

Prétendre comme le DG le fait que Les Versants est un média neutre ne représente pas, à mon sens, la vérité. Il suffit de voir à qui de nos politiciens locaux ce journal consacre le plus d’espaces dans ses pages pour que l’on doute de sa neutralité…

Actuellement, plusieurs élus boudent le journal, comme Marilou Alarie, qui y a publié après son départ du Parti montarvillois plusieurs textes d’opinion très durs envers le maire et son ancien parti politique. C’est d’ailleurs l’élue avec qui j’avais le plus d’échanges. À ce moment, elle était extrêmement critique envers Les Versants. Elle a d’ailleurs fait une plainte au Conseil de presse sur un des contenus de ce journal. Or lorsque j’ai commencé à me montrer critique vis-à-vis certains aspects de son travail elle a rapidement pris ses distances de moi et du journal et ce, jusqu’à m’ignorer complètement. Elle s’est alors tournée vers Les Versants qui lui offrent maintenant une très belle couverture médiatique. Avec ce journal, c’est donnant, donnant?

Alain Dubois, Le Montarvillois


Définition d’un journal: Publication donnant des informations ou des opinions sur les nouvelles politiques, économiques, sociales, etc. 

Il n’y a aucun doute, Le Montarvillois est un journal. Il n’y a pas qu’un type de journal et de journalisme. À tort ou à raison le JdM n’est pas membre du conseil de presse, ce qui ne l’empêche pas de se considérer comme un journal. Pour être journaliste, il n’y a aucune obligation d’être membre d’une association. Une chronique est par définition un texte d’opinion et lorsque c’est le cas, cela est clairement indiqué. Le Montarvillois n’est pas plus ou moins un blogue que Les Versants et personnellement, je trouve que Frédéric Khalkhal fait beaucoup de journalisme d’opinion et qu’à ce titre et pour être conséquent il devrait lui-même se qualifier de blogueur. Là j’ironise… 

Contrairement aux Versants, Le Montarvillois indique ses sources et aucun de ses collaborateurs ne signe un article dont le contenu provient majoritairement d’un communiqué de presse. Le Montarvillois est un journal indépendant et réalisé bénévolement et qui ne reçoit aucun financement. Le coût annuel du journal, hébergement web, noms de domaine, services divers, etc. représente actuellement une somme annuelle de moins de 1,000 $ qui depuis ses débuts est uniquement défrayée par moi.

Les Versants pourrait-il avoir la transparence de nous dire qui se cache derrière cette compagnie à numéro? Des promoteurs et courtiers immobiliers, des personnalités d’affaires?

Je comprends la frustration Des Versants et de ses «p’tits amis», qui après avoir acheté Le Journal de Saint-Bruno et ainsi obtenir le monopole de l’information, voient arriver un concurrent qui de surcroît, connaît un rapide et important succès populaire. Mais Le Montarvillois est là pour rester et son contenu ne fera que s’améliorer avec le temps. 

Nous croyons à la diversité de l’information… Ce que nous faisons sans presque aucun moyen financier et bénévolement mérite sa place dans le paysage médiatique de Saint-Bruno.

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